Toulouse - Montpellier : 26-21
Finale Coupe de France. Le 24 avril 1999. 1200 spectateurs.

Karaboué

1 dt 0/2

F. Anquetil

1/2

Grégory

-

Toacsen

12 dt 1/3

Cazal

8/13

Burdet

3/5

Puigségur

4/6

G. Anquetil

6/9 dt 1/2

Busselier

-

Gherbi

1/4

 

Dinart

1/2

Golic

2/8 dt 2/2

 

Historique ! Non pas que Montpellier ait la prétention de figurer dans les livres d'histoires mais à plus d'un titre cette finale a été qualifiée d'historique, fort justement. En effet, depuis la création de la Coupe en 1957, on n'avait jamais retrouvé la même finale, 2 années consécutives. Deux saisons consécutives, c'est le nombre de fois que le MHB remporte le titre de champion de France et, pour la seconde affirmation de la suprématie française, Montpellier a réalisé le doublé, manqué de peu l'an dernier certainement par manque de concentration. Le 5e doublé de l'histoire réalisé par un club, 7 ans après Vénissieux, maître en 92. Montpellier entre maintenant dans le petit cercle des grandes formations du hand français.
Qu'elle est belle !Perdu dans la campagne de la banlieue parisienne (au fait, pourquoi jouer à Paris ?), le Grand Dôme de Villebon-sur-Yvette s'est rempli de la centaine de supporters montpelliérains, de quelques toulousains et de très peu nombreux spectateurs venus se perdre dans le fin fond de la campagne. Seulement 1200 spectateurs, avec cependant en plus des joueurs honorés par le 7 d'or, la présence de Jackson Richardson et de Daniel Costantini, stylo à la main, pour une finale de Coupe de France opposant le tenant du titre, Toulouse, à Montpellier, auteur d'un très beau parcours européen et réellement meilleure équipe de France du moment.
Une domination que les hommes de Patrice Canayer ne tardait pas à laisser éclater en menant 5-1 après seulement 10 minutes de jeu, Gaby Toacsen se chargeant de dégouter rapidement tous les joueurs adverses. La suite du match se poursuivit de la même manière; Montpellier atteignait la pause avec 6 buts d'avance : 13-7.
A la reprise, les marteaux-piqueurs montpelliérains enfonçaient encore d'avantage le clou pour arriver à un écart maximal de 9 buts à la 45e minute (21-12), enchaînant merveilles tactiques, arrêts décisifs et montées de balle percutantes. S'ensuivit une période de relâchement, où pour une fois, Jérôme Fernandez était épaulé par ces coéquipiers qui l'avaient trop longtemps laissé se débrouiller tout seul dans une défense dont il fera très certainement bientôt partie. Toulouse revint à 4 buts à 4 minutes de la fin pour essayer de réaliser un exploit mais Montpellier continuait de gérer, Patrick Cazal nous offrant sa superbe passe aveugle sur Laurent Puigségur, seul au pivot.Bravo à tous
L'issue du match semblait déterminée depuis longtemps mais impossible de ne pas pleurer au coup de sifflet final. Même Patrick Cazal, opposé à de rudes contacts durant le match à en juger par l'état de son maillot, ne put s'empêcher de laisser couler quelques larmes. Patrick qui va partir, qui a vécu pratiquement tout ce dont pouvait rêver un joueur évoluant dans l'Hexagone : 3 titres de Champion de France, un doublé Coupe-Championnat, en seulement 5 saisons. Seule l'Europe manque au tableau mais avouez que c'est déjà pas mal d'arriver où il en est aujourd'hui; sélectionné en équipe de France et reconnu mondialement, il pourrait conclure sa fantastique saison par un bon résultat du côté des pyramides, comme il l'a fait lors des 2 derniers Mondiaux où il est revenu "doré" en 95 puis "bronzé" en 97.

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