Sélestat - Montpellier : 15-21
Championnat de France, 19e journée. Le 18 mars 2000.

Karaboué

11 dt 2/4

Busselier

7/9 dt 3/3

F. Anquetil

2/4

Toacsen

1 dt 1/1

Dinart

2/2

Puigségur

5/6

D. Kabengélé

0/2

Burdet

2/6 dt 0/1

 

Junillon

0/6

G. Anquetil

2/4 dt 0/2

 

Chevalier

-

Gherbi

1/2

 

Montpellier se déplace, la foule aussi.

18 h : Micro-trottoir d'avant match, 3 montpelliérains rencontrent Marc Wiltberger et toute l'équipe alsacienne de Sélestat dans la vieille ville : "Il faudra être gentils avec les montpelliérains". Petit moment de réflexion pour l'ancien champion de France :"D'accord ... après 22 h 30".
22 h 15 : Froid humide devant le gymnase de l'Ill, propos glanés entre 2 sélestadiens : "Alors ?" "Ben, ils ont fait semblant". Les alsaciens sont déçus c'est évident, mais Sélestat n'a pas fait semblant durant ce match.
2 heures plus tôt, 20 h 15 : La salle Cosec de l'Ill, déjà bien fournie 1 heure auparavant est maintenant pleine comme un oeuf (2000 personnes), l'ambiance est festive. Il ne reste que quelques espaces qui seront comblés avant l'entame. Entame qui sera parfaite pour Sélestat, beaucoup moins pour Montpellier. Les violets font trembler les filets de Gaby, peu aidé par sa défense et de l'autre côté, Titi Omeyer joue les épouvantails sur les pénalties. 3 occasions pour les rouges (ils ne jouaient pas en bleu ce soir là) : 2 finiront sur le gardien, la troisième sur le poteau. Seul Laurent Busselier parvient à tromper le brillant gardient international. Mais Sélestat est déjà loin devant (4-1), l'arrière Olivier Engel réussissant tout ce qu'il tente aux 9 mètres. Dépassés en réussite et en vitesse, les héraultais n'arrivent pas à faire décoller le score, le ballon rencontrant inévitablement les mains adroitement placés d'Omeyer ou ses poteaux. Après 14 minutes de jeu, Sélestat possède sa plus large avance du match, 5 unités, Montpellier est à la traîne (1-6). Après un temps mort qui s'imposait, c'est Doudou qui gagne la cage et rend la pareille à Titi; premier arrêt sur un tir de l'aile, il ferme les jambes et le chemin du but par la même occasion. Montpellier va pouvoir entamer sa remontée. Les hommes de Canayer (et de Golic ?? qui gesticule dans tous les sens sur le banc !) réduisent l'écart peu à peu. A 4 contre 6, ils réussissent à marquer. Ils atteignent la pause avec un seul but de retard (9-10), mais 1 joueur exclu : Frédéric Anquetil semblait avoir oublié la règle des 3 mètres sur l'ultime coup franc sélestadien, il aura tout son temps pour y réfléchir sur le banc.
A la mi-temps, un peu de lecture : l'Ultra Violet ( c'est le magazine des supporters) publie l'article d'Emilie Durant (avec un "d" elle aurait préféré), "correpondante de l'UV" s'il vous plait.
Au retour des vestiaires, les violets parviennent encore à tenir tête aux champions. Mais Peggy, véritable mort de faim et meneur d'hommes, enchaîne les buts en transperçant Wiltberger et les siens. Héros de ce début de seconde période (si ce n'est de tout le match), c'est lui qui inscrit le but égalisateur à 13-13 après 40 minutes de jeu. La salle, jusque là euphorique, croyant revivre le match contre Chambéry, baisse d'un ton. Et l'équipe la suit. La chance qui tourne peut-être, la fatigue d'un début de match tonitruant sans doute, Montpellier se détache peu à peu. Un moment cependant, le tableau reste bloqué à 16-13. Mais ce sont à nouveau les visiteurs qui le débloquent les premiers. 19-13, un 6-0 donc et moins de 5 minutes à jouer, la messe est dite. Une incroyable roucoulette sur l'aile droite de Fred Anquetil (oui, oui le droitier) finit d'assomer la salle. Pour son retour comme intérimaire, Rabah Gherbi inscrira le dernier but.
Bravo les gars, bravo Doudou (qui n'aurait pas joué si une bonne âme n'était pas retourné à l'hôtel chercher son pantalon de survêtement) et merci Marco, toi et tes amis vous avez été gentils plus tôt que prévu. Ah, j'allais oublier, si Montpellier engrange les 3 points de la victoire, d'autres n'en marquent que 2 à domicile qui plus est. Et Philippe Gardent de se plaindre : "Si les joueurs n'ont pas compris que la rigueur, c'est six mois et pas trois, on va s'attacher à faire un beau petit Poulidor !".

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