Montpellier - PSG : 26-23
Championnat de France, 22e journée. Le 16 avril 2000. 2500 spectateurs.

Karaboué

3 dt 1

Dinart

-

Fernandez

4

Toacsen

13 dt 1

Junillon

3

Golic

8 dt 1

Chevalier

2

Serrano

-

 

F. Anquetil

2

Burdet

5 dt 2

 

Puigségur

2

Gherbi

-

 

Au sommet, tout simplement

Ambiance délirante, match débridé en première période des 2 côtés puis seulement pour les Bleus et Blancs après le repos, Palais des Sports plein comme pour une rencontre de Coupe d'Europe (2500 spectateurs) malgré le peu d'article dans la presse, retour brillant de Jérôme Fernandez après 3 mois d'arrêt, caméras d'Eurosport pour retransmettre l'événement, victoire écrasante de la Nationale 2 en match d'ouverture, c'était un dimanche de Handball à Montpellier.
Et comme pour ne pas décevoir les 2500 personnes qui étaient venues assister à ce choc entre le premier et le troisième au classement, les deux équipes se tiennent durant toute la première période. Chaque formation imite l'autre, les deux premières attaques ne faisant pas mouche. Chacun va ensuite enfiler les buts, dans des défenses plutôt perméables : les artilleurs se nomment Stojilkovic et Latchimy pour le PSG et Burdet pour le MHB, sur pénalty comme à 9 mètres. Les parisiens se démenant davantage sur les balles qui traînent réussissent à faire un petit break de 2 buts. Gaby Toacsen, qui a remplacé Doudou au milieu de la permière période, ne rencontre pas beaucoup plus de réussite que son collègue sur les tirs adversaires tant les défenses sont absentes. A la pause, les scores traduisent bien cette impuissance à stopper les attaquants des 2 côtés : 14-13 pour le PSG.
Au retour des vestiaires, les Montpelliérains réagissent de la plus belle des manières pour montrer à leur public qu'ils sont encore les meilleurs. Peu à peu, ils signifient leur supériorité et c'est lorsque le PSG joue en double supériorité numérique, après les expulsions de Frédéric Anquetil et Franck Junillon, que les Bleus assomment leur adversaire, certainement trop sûr de marquer. Les joueurs de Nicolas Cochery, dans les tribunes pour cause de suspension, perdent la balle en attaque et Jérôme Fernandez, le sourire jusqu'aux oreilles, propulse la balle au fond des filets et le moral des parisiens au fond de leurs chaussettes. Andrej Golic va enfoncer un peu plus le clou en portant son total but à 8, prenant les tirs dans des positions inhabituelles pour lui, pleins d'audace ... et de réussite comme ce missile décoché depuis le poste d'arrière droit, en appui vers la lucarne gauche de Stéphane Clémençon. Les deux compères sortis de l'infirmerie depuis peu distillent des passes décisives à leur coéquipiers qui ne manquent pas de les transformer en but tandis que Gabriel Toacsen continue de briller dans ses buts. La fête aurait été parfaite si Cédric Burdet n'avait pas pris un mauvais coup de la part de Sémir Zuzo ayant pour conséquence un bel hématome à la pommette gauche ainsi qu'une quenotte qui bouge plus qu'il ne faudrait.
Le PSG n'avait fait illusion qu'une mi-temps durant et Patrick Cazal présent à Bougnol, pouvait applaudir et aller féliciter ses anciens coéquipiers mais toujours camarades, leaders invaincus. Les prochains parisiens sur la route des Champions ne sont autres que les joueurs d'Ivry, actuels 4e et qui avaient failli battre Chambéry il y a quelques mois. Le bouclier n'est pas encore la maison mais il se rapproche chaque fois un peu plus, surtout après des matchs comme face au PSG, plein d'intensité, de joie et d'engagement. Continuez les gars, on aime ça.

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