Montpellier - Pontault-Combault : 29-22
Championnat de France, 24e journée. Le 28 avril 2000.

Karaboué

5 dt 0/1

Dinart

1/2

Fernandez

4/5

Toacsen

15 dt 0/2

Junillon

2/4

Golic

6/8 dt 3/3

Chevalier

-

G. Anquetil

2/3

 

F. Anquetil

5/7

Burdet

6/10 dt 2/3

 

Puigségur

3/3

Gherbi

-

 

Ce sera pour la prochaine fois

Si les montpelliérains ne sont pas encore champions après ce match, ce n'est en aucun cas dû à une mauvaise prestation. Et même mieux, si les montpelliérains sont plus près du titre que jamais sans pour autant le posséder mathématiquement, ils ont prouvé qu'ils en avaient la force, la rigueur, la puissance, le comportement, et qu'ils inspiraient le respect aux équipes adverses. Et cela prend tout son sens quand on sait que l'adversaire est Pontault-Combault. Très affectés par le décès de leur entraîneur, honoré avant cette rencontre par une minute de silence, ils avaient merveilleusement réagi en s'imposant face au PSG; ces 2 formations se mènent maintenant un combat à distance pour l'attribution des places européennes, le PSG bénéficiant à ce jour d'un point d'avance. L'adversaire du jour donc, n'était pas n'importe qui. Les coéquipiers d'Olivier Mantès sont d'ailleurs les seuls avec Ivry à avoir tenu Montpellier en échec cette saison. Cela n'empêchait pas l'arrière bleu et jaune à la fin du match de reconnaître que Montpellier était meilleur. Et si le match ne fut pas le meilleur de la saison pour les Bleus de Canayer, les joueurs montrèrent en tous les cas qu'après un début de match où ils étaient peut-être un peu suffisants, ils surent se ressaisir en serrant la défense puis enchaînant grâce à cela les contre-attaques explosives de Frédéric Anquetil. Gabriel Toacsen fit brillamment honneur à un Palais des Sports qui ne sera bientôt plus le sien tandis que Jérôme Fernandez répétait insatiablement les mêmes tirs à 9 m, avec une réussite toujours aussi insolente.
C'est donc comme cela que l'on devient une grande équipe : savoir réagir dans les moments difficiles, avoir des joueurs qui ont veulent aider le collectif pour une fête toujours plus belle. D'ailleurs, le public ne s'y trompe pas. Je ne me souviens pas d'avoir vu moins de 1500 spectateurs à Bougnol et, à l'extérieur aussi, Montpellier attire les foules. Si Chambéry veut encore y croire, il faudra être fort, très fort ... il faudra véritablement être un Champion.

Et je ne pouvais finir sans ces derniers mots. J'ai lu, je le regrette à présent, dans un journal sportif qui d'habitude est bien meilleur, un texte qui n'est pas digne d'un journaliste qui se respecte. Ce qui étaient présents au match jugeront par eux-mêmes, je cite : "Ce n'était pas un jour pour être Champion de France. Les nuages avaient chassé ..." Je passe sur le ciel montpelliérain et l'actualité de l'Opéra Berlioz dont on n'a que faire dans un résumé sportif. M. Pailhoriès poursuit de la sorte : "A René-Bougnol, l'ambiance n'y était pas non plus. Les dirigeants s'affairaient. Les"Blue Fox" offraient un trophée à Laurent Puigségur pour son activité du mois de mars. Le Maire arrivait avec treize minutes de retard ... Rien de très excitant." !!!!!!!! Il faudrait alors que M. Pailhoriès me fasse part de sa conception de l'ambiance. Parce que des supporters qui récompensent leurs joueurs tous les mois, je ne suis pas certaine qu'on ait la chance de voir ça partout. Et le maire qui arrive avec 13 minutes de retard, qu'on me dise si M. Thibéry et sa chère épouse se rendent à tous les matchs d'au moins une équipe parisienne. Pour ce qui est du "sacre pailladin annoncé", sachez que le Montpellier Paillade n'existe pas en Handball. Revoyez vos sources et la prochaine fois, VENEZ VOIR LE MATCH !!

Retour