MONTPELLIER - DUNAFERR : 30-22
Ligue des Champions, 4e journée - 3 déc. 2000


1. Omeyer


2/2
4. Kabengélé   11. Fernandez
5. Junillon
6. Frandesjo   17. Burdet
-
 

 

Malgré les encouragements de leurs supporters, les hongrois de Dunaferr n'auront pu transpercer la muraille héraultaise et faire vaciller les mitrailleurs Burdet et Fernandez. Dès le premier ballon, Thierry Omeyer donne le ton dans ses bois alors que Dinart débloque le compteur sur contre-attaque (!). En 10 minutes, Montpellier mène sans trop forcer 7-3. Et si l'histoire se répétait, à 7-3, il y a 2 semaines à Dunaferr, Montpellier sombrait peu à peu. Mais là, pas question de laisser filer un match déjà bien en main. Avec Laurent Puigségur de retour au poste de pivot, Greg Anquetil intenable à l'aile, un Cédric Burdet retrouvé qui propulse les ballons au fond des filets comme d'autres postent une lettre et Jérôme Fernandez à gauche qui imite son compère gaucher, sous les yeux de papa et maman venus de Bordeaux pour l'occasion; impossible de stopper le début de match impeccable de la machine héraultaise. Puigségur se débat au poste de pivot, sous les yeux de Fred Anquetil et Andrej Golic (pas encore totalement remis de son entorse), restés sur le banc. Malgré le bon début de rencontre, Montpellier pêche une nouvelle fois quand à 6 contre 4 les bleus ne prennent pas d'avantage conséquent. Mais oublions ce détail, le public se régale, les joueurs aussi apparemment et on attend la pause sur le score de 16-10.
Au retour des vestiaires, petite défaillance, à mettre essentiellement sur le compte de la dépense d'énergie de la première période. Mais après le rentrée de Bruno Martini, dans les cages, la route héraultaise se dégage à nouveau alors que Dunaferr était revenu à 3 buts (19-16). Sans avoir un nombre de parades impressionnant, le gardien montpelliérain sort les bons arrêts au bons moments et dégoûte les tireurs hongrois comme les attaquants arrosent les cages adverses. Dans une rencontre de Coupe d'Europe, Montpellier s'offre le luxe de marquer 30 buts au vainqueur de la Coupe des Coupes, sans complexe, en ayant retrouvé son véritable jeu, séduisant et envoûtant. Impossible de ne pas faire une standing ovation dans la dernière minute pour la performance accomplie, conclue sur 2 buts de Martin Frandesjö.

 

 retour