Déjà connu par les amateurs de N2, Mickaël Guigou s'est révélé au public montpelliérain au début de l'année 2001 en intégrant l'équipe de D1.
Rencontre avec cet ailier de la nouvelle génération, au soir de la qualification pour les 1/8e de Coupe de France à Villefranche-sur-Saône.

Muriel : Tu étais dans quel état d'esprit quand Patrice t'a intégré dans l'équipe 1 pour "remplacer" Martin ?
Mickaël Guigou : J'ai eu la chance que Martin ne se sente pas très bien au niveau de l'équipe. J'ai essayé de saisir cette opportunité.
M : C'était pas trop de pression de remplacer un joueur suédois, multiple champion du monde ?
Mickaël : Oh non. Je me suis dit si je suis pris, il faut que je fasse mon "taf". Je me suis pas mis la pression par rapport à lui mais plutôt par rapport à mon jeu à moi.
M : Ca fait maintenant un peu plus d'un an que tu es dans l'équipe, tu as senti des changements ?
Mickaël : Au niveau de la confiance qu'on me fait, oui. D'abord par rapport à Patrice qui me fait jouer beaucoup plus qu'au début et puis ceux qui sont à côté de moi.
M : A 20 ans, ça te fait quoi de jouer une qualif pour les demis finales de Coupe des Coupes ? Tu pensais être à ce niveau ?
Mickaël : Il y a une progression dans mes objectifs. Quand je suis arrivé au centre de formation de Montpellier, je voulais faire partir du collectif de la D1. Maintenant, c'est d'être titulaire. Et puis après d'avoir un rôle important dans les gros matchs.
M : Comment tu as vécu le changement d'ambiance entre les matchs de N2 où il y a 50 personnes et les grosses salles étrangères avec 5000 supporters déchaînés ?
Mickaël : C'est vrai qu'en Espagne c'était assez particulier. Pas particulièrement beaucoup de monde mais une ambiance vraiment spéciale. Mais tout est progressif en fait. Quand je suis passé de la N2 à la D1, je suis passé de 100 personnes à 1000, 1500. Quand j'ai fait des gros matchs, c'est passé à 3000 ... On s'y fait, on se concentre plus sur le jeu.
M : Pendant les matchs, tu entends le public ?
Mickaël : Bien sûr mais quand tu es sur le terrain il faut faire abstraction parce que sinon le lob qu'il faut faire, tu le mettras 2 mètres derrière au lieu de le mettre dedans.
M : Donc tes objectifs c'est l'intégration en D1, des bonnes prestations en Coupe d'Europe, est-ce que tu penses à l'équipe de France puisque tu joues déjà en Espoir ?
Mickaël : Ca viendra quand ça viendra si ça doit se faire mais pour l'instant je pense plus à avoir un rôle de titulaire à Montpellier et surtout essayer de prendre une place de plus en plus importante dans les grands matchs.
M : Au niveau des postes, tu préfères évoluer à l'aile ou en demi-centre ?
Mickaël : J'aime bien les deux. A l'origine j'étais demi-centre mais vu ma taille et l'augmentation des exigences, quand je suis passé de niveau en niveau, j'ai été obligé de partir à l'aile. Demi ça ne me manque pas mais j'aime bien.
M : Il y a Andrej Golic qui n'est pas très grand non plus et qui réussit quand même en demi-centre ...
Mickaël : Il a 5 centimètres de plus que moi (en fait 1,83 m contre 1,75 m) mais à ce niveau là c'est pas mal. Mon avenir, il est plus à l'aile gauche qu'en demi-centre.
M : On change de registre, les questions deviennent beaucoup plus difficiles : un handballeur modèle si tu en as un ?
Mickaël : Hum ... Y a Greg que j'aime bien et ... Lovgren.
M : Film préféré ?
Mickaël : American History X.
M : Plat préféré ?
Mickaël : Rien de spécial. Mais pas de légumes.
M : Niveau boisson ?
Mickaël : Un bon demi-pêche après le match.
M : Merci beaucoup et bonne fin de saison.